TF1 - 15 décembre 2019 - Axel MONNIER et Alexandre GODIN, journalistes ont accompagné Marie-Céline VELPRAT, exilée à Limoges à 15 ans.

Elle retourne pour la première fois sur son île natale La Réunion depuis son exil, soit plus de 50 ans après sa transplantation

Un moment d'émotions à ne pas manquer.

LA PRÉSENTATION PAR ANNE COUDRAY EST TRÈS BONNE CAR ELLE A PRÉSENTÉ NOTRE HISTOIRE COMME UN SCANDALE D'ÉTAT

Huffington Post - POLITIQUE - 14/11/2019 12:54 CET | Actualisé 14/11/2019 13:25 CET

 

Les "Réunionnais de la Creuse" réclament un lieu de mémoire et de ressources

 

Dans les années 60-80, des enfants réunionnais ont été arrachés à leur famille pour limiter l'exode rural en France métropolitaine. Cinquante ans plus tard, la page est difficile à tourner.

 

Par Lucie Hennequin

Jade Toussa

 

POLITIQUE - “Exilé” pour certains, “enfant volé” pour d’autres... Plus de 50 ans plus tard, les termes employés par les “Réunionnais de la Creuse” pour raconter leur migration forcée en France métropolitaine sont forts. Pour continuer à faire le deuil d’un passé difficile, ils souhaitent désormais obtenir réparation. 

 

Les “enfants dits de la Creuse” sont désormais des adultes. Mais comme ils le racontent dans la vidéo en tête d’article, le chemin a été long pour comprendre leur parcours et retrouver leurs racines et leur famille. Ce jeudi 14 novembre, cinq ans après la première reconnaissance officielle de cette histoire, une conférence de presse organisée par la Fédération des Enfants Déracinés des Drom (FEDD), espère relancer le processus engagé auprès de l’État pour aboutir à des actions concrètes. 

 

“Cette reconnaissance, c’est dire qu’on a existé, qu’on a vécu ça et qu’on est toujours là. Pour qu’on puisse tourner la page, pour moi c’est hyper important”

 

Marie-José Virapin, 61 ans aujourd’hui et qui a dû quitter La Réunion à 11 ans.

 

Le ″ça”, dont parle Marie-José Virapin, c’est le départ forcé. Entre les années 60 et 80, de plus de 2000 enfants réunionnais -selon des estimations non officielles- ont dû partir pour la Métropole dans le cadre d’une politique migratoire des populations ultramarines mise en place par le Bureau Migratoire des Départements d’Outre-mer (BuMiDom), créé en 1961 par Michel Debré, alors premier ministre de Charles de Gaulle.

 

Cette politique, qui a contribué à l’arrivée massive d’Ultramarins dans l’Hexagone -dans des conditions controversées-, a également été appliquée aux enfants à la Réunion, avec comme objectif de repeupler les départements confrontés à l’exode rural comme la Creuse. 

 

Pour l’association de victimes, “ce déracinement, généralement réalisé sans le consentement des parents, bien souvent illettrés et agissant sous la pression de l’administration, a privé ces petits Réunionnais de leur histoire, de leur identité et de leurs familles.”

 

“À 16 ans, découvrir qu’on a un autre nom, un autre prénom, un autre lieu de naissance, c’est dévastateur”, raconte Valérie Andanson, “exilée” à l’âge de 3 ans et restée dans l’ignorance jusqu’à l’adolescence.

 

Macron reconnaît “une faute”, l’association demande un acte concret

 

Il a fallu attendre 2014 pour que l’histoire des “Enfants dits de la Creuse” soit reconnue par la loi. Comme l’explique au HuffPost maître Élisabeth Rabesandratan, avocate au barreau de La Rochelle Rochefort et qui a été saisie de l’affaire en 2019, “il y a eu la résolution de l’Assemblée nationale, qui a posé un cadre. Ce n’est pas une loi mais c’est une délibération mémorielle. Et ça c’est énorme”, souligne-t-elle. 

 

À partir de là, une Commission a été mise en place en 2016. “C’était la première fois qu’était mis en place un travail d’experts impartial et indépendant” sur le sujet explique l’avocate, saluant “un travail bien fait, excellent”. Par la suite, Emmanuel Macron a reconnu dans une lettre adressée à l’association “une faute”, résultant d’une politique qui “a aggravé dans bien des cas la détresse des enfants qu’elle souhaitait aider.” Un rapport contenant des préconisations a ensuite été rendu courant 2018. 

 

“Mais aujourd’hui, on n’en est plus au stade, je dirais, de la victimisation”, explique Élisabeth Rabesandratan. “Ce dont les victimes ont besoin, c’est de cette réponse de l’État. Des excuses et des réparations. (...) C’est le temps de la réparation. Concrètement.”

 

Outre les préconisations du rapport -validées par l’avocate-, l’association demande notamment la mise en place d’un centre de ressources. “Ce centre aurait deux fonctions: l’assistance aux populations et l’accompagnement des personnes concernées. Une assistance inconditionnelle, juridique, psychologique, matérielle. Le deuxième volet: les réparations, collectives et individuelles.” 

 

En pratique, ce centre faciliterait la recherche des familles biologiques, que ce soit au niveau des démarches administratives ou des recherches d’identité via l’ADN, explique l’avocate. Elle y voit d’ailleurs un outil bénéfique “pour l’enfance en général et pas que pour les enfants déracinés des Drom”. 

 

Car in fine, c’est aussi la demande des “Réunionnais de la Creuse”: “Qu’un gouvernement ne prenne pas la décision de repeupler parce qu’il manque des enfants à un endroit. Qu’on n’enlève pas l’enfant à ses parents, sauf dans des cas exceptionnels”, insiste Stéphane Gourdon, devenu chef de service à la Ddass. 

 

“Ce sont des choses qui peuvent se reproduire. Pas à cette échelle-là, mais plutôt dans des situations individuelles”, abonde maître Élisabeth Rabesandratan. 

Réunion 1ère - JT du soir 14 octobre 2019 - salon du livres Athéna à Saint-Pierre avec la participation de Jean-François SAMLONG, auteur du livre "Un soleil en exil" - avec la participation d'Ericka BAREIGTS, Jean-Philippe JEAN-MARIE et Hervé SERY, exilé dans le Tarn à 10 ans

Réunion 1ère - journal du 28 septembre 2019 - histoire connue sous le nom des "enfants dits de La Creuse", enfants réunionnais exilés dans les années 60, 70 et 80, plus de 2 000. Rencontre des ex-mineurs dans le Gers, un moment d'émotions intense, nous avons beaucoup apprécié cette rencontre dans l'un des départements concernés, le Gers

France 2  "Ça commence aujourd'hui" - 29 mars 2019 -  avec les témoignages de Sylvie ARCOS et de son frère Jean-Bernard PRANVILLE, exilés tous les deux en Bretagne - à regarder - à partager

France Ô : JT du soir - 17 février 2019 - et si nous parlions vraiment du traumatisme lié à l'exil des enfants..... Marion FELDMAN, professeure de psychopathologie psychanalytique à l'université Paris-Nanterre en direct avec le témoignage de Jean-charles SERDAGNE, exilé dans La Creuse à l'âge de 13 ans - A NE PAS MANQUER ET A PARTAGER - MERCI

Antenne Réunion - 28 janvier 2019 - JT 12 h 30 - Marlène OULEDY, exilée en Bretagne à 4 ans témoigne - elle fait partie des enfants réunionnais exilés de 1962 à 1984 - à regarder, à partager

Décembre

MAIS DE QUI SE MOQUE T'ON ?

Voici l'intervention télévisée de Philippe VITALE, ex président de la commission nationale, JT 12/13 Limousin - France 3 Régions du 19 décembre 2018.

Depuis le rapport final des experts de la commission nationale en avril 2018 c'est STAND BY comme le souligne Philippe VITALE.

Il est vrai qu'il y a eu la crise en Guyane, à Mayotte, il y a la crise des "gilets jaunes" en métropole, la crise à La Réunion MAIS nous sommes là, nous les ex-mineurs et la plupart dans la souffrance de cet exil. N'oubliez pas, plus de 2 000 enfants réunionnais transplantés de 1962 à 1984.

Dans un article du journal "Le Quotidien" du 18 novembre 2018 intitulé "Notre combat doit aller jusqu'au bout", le ministère des Outre mer annonce qu'il manque de moyens humains,

mais NOUS manquons d'humains, notre compatriote Alix CAIL est décédé en août 2018, il avait 65 ans, nous sommes de plus en plus vieux, certains meurent ou sont malades.

Lors de la remise du rapport final, Madame Annick GIRARDIN, ministre des Outre-mer a annoncé publiquement trois préconisations qui doivent être mises en place en co-construction avec les associations. Nous sommes fin décembre et RIEN.

. que notre histoire rentre dans les manuels scolaires,
. lieux de mémoire,
. journée commémorative.

La dernière réunion du groupe de suivi composé d'ex-mineurs date de plus d'un an. Quand est-ce que le ministère des Outre-mer convoque ce groupe de suivi afin de mettre en place les préconisations et discuter des propositions faites par les experts, il y en a plus de 20 dont l'une nous tient à coeur soit un ministère ou un secrétariat d'État à l'enfance pour que l'enfant soit protégé et suivi.

Où en est la mise en place d'une cellule psychologique qui devrait être pilotée par Marion FELDMAN, professeur de psychopathologie clinique et chercheur ?

A quand le PARDON publique de l'État ?

MAIS DE QUI SE MOQUE T'ON ?

Huit mois plus tard, les choses n'ont pas avancées, nous pouvons comprendre les crises mais nous ne comprenons pas d'être mis de côté à ce point là. Les ex-mineurs s'impatientent, sont en colère, la tension monte, il est temps Madame la ministre des Outre-mer de nous recevoir.

Lors de notre AG du 18 novembre 2018, deux avocates du barreau de Paris étaient présentes, un nouveau combat se met en place même si à ce jour nous avons obtenu la faute morale de l'Etat grâce aux soutiens de femmes de politique et tout particulièrement celui d'Éricka BAREIGTS sans qui notre histoire serait restée dans l'ombre, son combat politique et personnel nous a propulsé très haut.... mais ce n'est pas suffisant.

NOUS SOUHAITONS UN ENTRETIEN AVEC LE MOM DÈS JANVIER 2019.

Voilà une partie de nos ressentis ........

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes d'année et merci pour votre soutien - cordialement

Mireille JUGLARET, présidente de la FEDD

Valérie ANDANSON
Secrétaire et Chargée de Communication
Ex-mineur exilée à l'âge de 3 ans dans La Creuse

Fédération des Enfants Déracinés des DROM
(Départements et Régions d'outre-mer)
06 74 73 70 41

Voici l'intervention d'Éricka Bareigts, députée de La Réunion, un soutien indéniable pour notre cause, celle de plus de 2 000 enfants réunionnais exilés de 1962 à 1984 - SANS SON COMBAT PERSONNEL ET POLITIQUE NOTRE HISTOIRE SERAIT RESTÉE DANS L'OMBRE et aujourd'hui nous attendons des réponses du Ministère des Outre-Mer, les préconisations annoncées par la ministre Annick Girardin sont en STAND BY depuis 8 mois, RIEN N'AVANCE, CE N'EST PAS NORMAL.... à regarder, à partager, merci beaucoup

Octobre

Télé Kréol "La Réunion lé l"à - 30 octobre 2018 - témoignage d'Anne Lemoine, exilée en Bretagne à l'âge de 4 ans - l'émission est présentée par Jismy RAMOUDOU - émouvant, à partager - merci pour votre soutien

Août

Réunion 1ère - JT du soir vendredi 10 août 2018 - Pascale STATUTO, exilée à l'âge de 4 ans en Ille et Vilaine - elle découvre son île et ses racines pour la première fois depuis son exil et elle apprend que sa maman biologique a été sauvagement assassinée en 1989... histoire bouleversante.

Juillet

Réunion 1ère - 19 juillet 2018 JT du soir - Florian BRANCHE lance un appel pour retrouver la famille de sa maman Catherine, exilée dans le Gers à 4 ans. Catherine recherche sa mère Suzanne DOUANIER... à regarder, à partager, merci pour votre soutien.

mai

France 24 - le 11 mai 2018

Avril

BRUT : le 11 avril 2018 à la cité du cinéma Luc Besson à Paris, Valérie ANDANSON, ex-mineure transplantée a témoigné après le remise du rapport final des experts de la commission nationale qui a eu lieu le 10 avril 2018 au ministère des Outre-mer - à regarder - à partager - merci

Janvier

BBC (télévision anglaise) : En mars 2018, une commission nommée par le gouvernement français exposera ce qui est arrivé à plus de deux mille enfants aux mains de l'Etat français entre 1963 et 1982. Ces enfants, originaires de l'île de la Réunion, département français d'outre-mer, ont été réinstallés en milieu rural parties de la France où les populations étaient en déclin. Face à un scandale qui a privé ces enfants de tout ce qu'ils savaient, Katie Razzall s'est rendue à la Réunion avec l'une des personnes impliquées, à la recherche de la famille qu'elle a perdue plus de cinq décennies auparavant.

 

Newsnight est le programme phare de la BBC en matière de nouvelles et d'actualités - avec des analyses, des débats, des exclusivités et des interviews solides - journaliste Maya ROSTOWSKA

L'association

L'association Rasinn Anler, fondée en 2002, a pour but de mener des actions pour que l'histoire des enfants exilés de La Réunion soit enfin reconnue moralement. Elle est également présente pour aider les victimes dans leurs recherches et communiquer toutes les informations relatives à cette page occultée de l'histoire française et réunionnaise.

Conseil d'Administration

Jean-Philippe JEAN-MARIE,

Président

Valérie ANDANSON,

Vice-Présidente et Chargée de Communication

Jean-Claude BRET, Vice-Président

Jean-Lucien HERRY, Vice-Président

Marie-Madeleine JEAN-MARIE, Secrétaire

Ghislaine BESSIERE, Membre

Philippe BESSIERE, Membre

William CALLY,

Membre